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Posted by on juil 20, 2016 in Web & Tech | 0 comments

La CNIL adresse un rappel à l’ordre cinglant à Microsoft autour de Windows 10

La CNIL adresse un rappel à l’ordre cinglant à Microsoft autour de Windows 10

Dès l’année dernière, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le fait que Windows 10 collectait un volume exagéré de données personnelles. La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) s’est intéressée plus tardivement à cette situation, après avoir été interpellée, de son propre aveu, « par voie de presse et par des courriers émanant de partis politiques ». A vrai dire, ce sont l’ensemble des organismes similaires à la CNIL en Europe – le « G29 » – qui ont effectué une série de vérifications sur la politique de confidentialité de Microsoft Corporation vis-à-vis de Windows 10, et qui ont permis de « relever de nombreux manquements ».

En effet, la firme américaine récupère des data de diagnostic et d’utilisation, officiellement afin de repérer et d’analyser d’éventuels bugs pour qu’ils ne se reproduisent pas, mais cela permet à Microsoft de connaître toutes les applications installées, et du temps que l’utilisateur passe sur chacune d’elles. Ces deux éléments ne sont évidemment pas requis pour assurer le bon fonctionnement de Windows 10, et c’est précisément ce que reproche la CNIL à Microsoft. A l’ère de la révolution numérique que nous vivons au quotidien, le « big data » est le nerf de la guerre, mais il est parfois bon de rappeler à l’ordre les entreprises qui cherchent à opérer une « collecte excessive » de donnée qu’elles ne peuvent pas s’affranchir de la protection de la vie privée des utilisateurs.

De surcroît, lorsqu’une personne installe Windows 10, un identifiant publicitaire s’active par défaut … sans requérir le moindre consentement de l’utilisateur. La CNIL souligne clairement qu’il s’agit donc d’un suivi illégal. Quant au code PIN de 4 chiffres que Microsoft a mis en place, il s’avère que le nombre de tentatives de saisie est illimité, ce qui représente une réelle faille de sécurité, à laquelle le géant américain ne nous avait pas habitués. En l’état actuel des choses, Microsoft échappe à une amende, mais doit se conformer à la législation française d’ici à trois mois, sous peine de sanctions.

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