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Posted by on jan 23, 2017 in Actualité | 0 comments

Le « dieselgate » n’a pas fini de faire parler de lui

Le « dieselgate » n’a pas fini de faire parler de lui

Suite aux aveux des dirigeants du groupe Volkswagen quant à la présence d’un software pour truquer les résultats des mesures de gaz polluants durant les tests d’homologation, d’aucuns pensaient que le scandale du « dieselgate » appartenait à l’histoire ancienne. Or cette affaire vient de connaître un rebondissement à la fin de la semaine dernière. En effet, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de Renault, pour le même motif : tromperie sur le niveau réel d’émissions polluantes des moteurs diesel. Le même jour, c’est-à-dire le jeudi 12 janvier, l’agence de protection de l’environnement américaine – EPA – a fait savoir qu’elle accusait le groupe Fiat Chrysler Automobiles (FCA) de fraude sur quelques 100 000 véhicules aux Etats-Unis.

Pour mémoire, le scandale VW, datant du 18 septembre 2015, s’explique par le fait qu’il est aujourd’hui possible de programmer plusieurs cartographies d’injection pour un seul et même moteur. Il s’agit d’une pratique légale, mais à condition que les organes de contrôle des émissions et le conducteur en soient informés – après tout, lorsqu’un véhicule se retrouve sur la neige, avoir une cartographie moteur plus « douce » peut s’avérer être un réel avantage. Néanmoins, dans le cas présent, VW, Renault et Fiat-Chrysler se retrouvent chahutés car leurs ingénieurs respectifs auraient mis au point un logiciel détectant lorsqu’un véhicule est en phase de test, puis réduisant considérablement la puissance, et donc les émissions – ainsi que la consommation d’ailleurs. Or ceci est totalement illégal et frauduleux.

Le groupe FCA risque d’être sanctionné au civil, avec des pénalités pouvant aller jusqu’à 4,4 milliards d’euros. Néanmoins, le fait que le constructeur ait renoncé à un projet au Mexique pour privilégier l’emploi aux Etats-Unis pourrait favoriser la conclusion d’un accord à l’amiable. Concernant la marque au losange, l’ardoise pourrait également être salée, avec une douloureuse de près de 4,5 milliards d’euros dans le pire des cas … mais, surtout, une perte d’image immédiate et délicate à regagner. Terminons en soulignant que la « commission Royal », mise en place au lendemain du dieselgate de Volkswagen, est également suspicieuse vis-à-vis de plusieurs modèles Mercedes, BMW, Ford, Opel, Volvo.

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