Pages Menu
TwitterRssFacebook
Categories Menu

Posted by on juil 17, 2017 in Web & Tech | 0 comments

La fin des véhicules à combustion thermique en 2040 est-elle crédible ?

La fin des véhicules à combustion thermique en 2040 est-elle crédible ?

Nicolas Hulot, ministre de l’Environnement et de la Transition Energétique, l’a clairement annoncé : il considère l’année 2040 comme une date butoir pour l’arrêt de la production et de la vente de véhicules à moteurs thermiques, essence ou diesel, dans l’Hexagone. C’est à l’occasion de la présentation du « plan climat » du gouvernement que M. Hulot a fixer cet objectif ambitieux, se plaçant dans la lignée de l’Inde, de la Norvège, et de nos voisins d’outre-Rhin, qui ont tous planifié une interdiction similaire, et à une échéance encore plus brève – entre 2025 et 2030.

Pour le ministre de l’Environnement, la fin de la commercialisation de voitures à combustion thermique constitue non seulement une mesure cruciale en matière de lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi en ce qui concerne la santé publique. En outre, les constructeurs nationaux auraient déjà dans leurs portfolios produits les gammes de véhicules permettant de tenir cet engagement. M. Hulot a également cité Volvo, qui a fait savoir qu’il cesserait la fabrication de véhicules strictement essence et diesel dès 2019. A ce propos, notons bien que si le ministre mentionne les véhicules à moteur thermique, ces derniers ne disparaîtront pas totalement du paysage industriel avant longtemps, pour la simple et bonne raison qu’ils continueront d’accompagner les moteurs thermiques dans les véhicules hybrides. Pour Toyota, par exemple, en 2050, 90% des voitures auront encore un moteur thermique.

Quoi qu’il en soit, et afin d’accélérer le mouvement naturel de remplacement des véhicules les plus anciens par des voitures « zéro émission » (si tant est qu’un tel concept existe réellement, mais c’est un autre débat), l’Etat prévoit la mise en place d’une prime – dont le montant reste inconnu – pour aider les actuels détenteurs d’un diesel d’avant 1997 ou d’une essence d’avant 2001. Cette aide sera d’autant plus importante que le Danemark a démontré à quel point l’arrêt d’une prime écologique se traduisait immédiatement par une chute brutale des ventes de véhicules hybrides et électriques.

Post a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>