Pages Menu
TwitterRssFacebook
Categories Menu

Posted by on fév 27, 2017 in Web & Tech | 0 comments

The « Loon » project : un cocktail de Google, d’Internet, de ballons et d’Intelligence Artificielle

The « Loon » project : un cocktail de Google, d’Internet, de ballons et d’Intelligence Artificielle

Pour Google, l’une des piliers du développement réside dans l’accès à Internet, et ce point de vue est partagée jusqu’aux Nations Unies. Cependant, permettre aux populations des zones reculées de surfer sur le Web n’a rien d’une sinécure, et s’apparente même parfois à mission impossible – que ce soit du fait de conflits armés sur zone, ou de topographie particulièrement délicate, voire d’une combinaison de ces deux éléments.

Impossible n’étant pas … Google, un projet a néanmoins germé dans l’esprit fertile des ingénieurs-développeurs du géant américain. Portant le code « Loon », il impliquerait l’utilisation de ballons stratosphériques, fonctionnant en véritables flottilles au-dessus de chaque zone à couvrir. Technologiquement, les solutions nécessaires sont au point, mais le projet se heurtait à une importante barrière, celle du nombre de ballons nécessaires, qui pouvait atteindre plusieurs dizaines pour une ville d’importance moyenne. A l’échelle d’un pays en développement, il aurait donc fallu compter sur 200 ou 300 ballons au moins, évoluant parfois à proximité immédiate, avec les risques de collisions que cela implique inévitablement.

Entre alors dans l’équation l’Intelligence artificielle, et plus spécifiquement le machine learning. En effet, le logiciel de navigation des ballons a pu être considérablement amélioré, et il est désormais capable d’exploiter au mieux les vents présents entre 10 et 20 kilomètres d’altitude pour un maintien sur zone sans risque de collision. Concrètement, les ballons dont il est question n’ayant pas la moindre propulsion, ils orbitent autour d’une zone déterminée en se servant des courants stratosphériques, qui peuvent tout à fait souffler dans des directions totalement opposées à quelques centaines de mètres d’écart seulement. Avec une alternance maîtrisée de montées et de descentes, un ballon peut alors effectuer une boucle sans difficulté. Le nombre de ballons nécessaire s’en trouverait divisé … par 10 !

Pour l’heure, aucun modèle économique n’a été conçu autour du projet « Loon », mais à présent que le machine learning a permis de lever l’un des derniers freins techniques majeurs, un premier déploiement opérationnel devrait intervenir sous peu.

Post a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>