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Posted by on nov 22, 2015 in Actualité | 0 comments

Comprendre les clés du « scandale Volkswagen »

Comprendre les clés du « scandale Volkswagen »

Depuis les premières normes sur les émissions polluantes, datant des années 1970, les contraintes règlementaires ont été sans cesse renforcées, afin de réduire l’empreinte carbone des véhicules, mais également de veiller à ce que la qualité de l’air demeure à un niveau acceptable.

Concrètement, pour prendre l’exemple de l’Europe, entre les normes « Euro 5 » et « Euro 6 », le seuil toléré concernant les oxydes d’azote a été plus que divisé par deux. Cette tendance se vérifie en outre dans la quasi-totalité des pays industrialisés et en développement, bien qu’à des rythmes différents. Quoi qu’il en soit, il y a déjà quelques mois de cela, le public a appris que le plus grand constructeur automobile du monde – en lutte serrée avec Toyota et GM – n’avait pas hésité à recourir à une tricherie généralisée afin de pouvoir homologuer ses modèles aux Etats-Unis.

Le fait est que l’EPA (Environmental Protection Agency), équivalent américain de l’UTAC-Ceram français, a pris VAG la « main dans le sac », à la demande d’une association indépendante qui avait eu vent de la méthode utilisée par le constructeur pour tricher. Avant d’aller plus en avant, il convient préalablement de rappeler que les tests obligatoires à l’heure actuelle ne correspondent absolument pas à la réalité d’une conduite « normale » sur le terrain.

De fait, les cycles d’homologation reposent sur des accélérations démesurément lentes, dont un 0 à 50 km/h en 26 secondes, alors que la plupart des citadines sont capables d’atteindre 100 km/h en deux fois moins de temps que cela. De surcroît, les constructeurs ont le droit de sur-gonfler les pneus de leur modèle, de l’alléger en retirant la roue de secours par exemple, et même de positionner du scotch pour colmater toutes les interstices de la carrosserie afin d’en améliorer l’aérodynamisme.

Dans le milieu de l’automobile, ces éléments sont connus depuis longtemps, et tous les constructeurs utilisent des astuces techniquement « légales », bien que peu honnêtes sur le plan intellectuel. Des négociations ont d’ailleurs lieu à l’échelle internationale autour des WLTP (Worldwide Harmonized Light Vehicles Test Procedures), qui vise à produire des tests plus réalistes, et avec une cohérence accrue entre les nations.

Pour en revenir au « scandale Volkswagen », le constructeur allemand a programmé un grand nombre de ses modèles pour qu’ils puissent reconnaître un cycle d’essai d’homologation, ce qui entraînait aussitôt l’activation d’un mode dégradé du moteur afin qu’il consomme et pollue nettement moins qu’en réalité. Incontestablement, les répercussions de cette affaire n’ont pas encore fini de se faire connaître, mais il est d’ores et déjà certain, surtout en cette période post-COP21, qu’il est impératif d’œuvrer à la mise en place des WLTP rapidement si l’on veut éviter que ne se reproduise une telle fraude.

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