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Posted by on mai 22, 2017 in Web & Tech | 0 comments

Wanna Cry veut-il nous faire pleurer ?

Wanna Cry veut-il nous faire pleurer ?

A l’image d’une pandémie, le virus informatique « Wanna Cry » est passé de l’ombre à l’obscurité en quelques heures à peine, et ses probables mutations à venir inquiètent très fortement les experts internationaux. Ainsi, depuis le vendredi 12 mai, ce sont plus de 200 000 ordinateurs qui ont été infectés, dans près de 150 pays, et l’organisme à l’origine de ces statistiques – Europol – met en garde tout un chacun contre un risque de poursuite de l’attaque.

Pour l’heure, outre une usine de Renault en France et quelques universités en Italie et en Grèce, ce sont surtout les perturbations générées sur le système hospitalier britannique, ainsi que sur le réseau bancaire russe, qui donnent des sueurs froides. Et ce d’autant plus que ce « ransomware » (logiciel permettant de réclamer une rançon) s’est contenté d’utiliser une faille de Windows pour rendre totalement inutilisable des milliers de postes, prenant de facto en otage des usines de plus en plus robotisées.
Les motifs des hackers apparaissent également pour le moins flous, car selon les dernières estimations, leur attaque n’aurait rapporté qu’une poignée de milliers d’euros, soit une somme dérisoire en comparaison des conséquences de l’attaque.

Certains experts en cybersécurité estiment donc que le groupe « Shadow Broker » serait composé de « hacktivits », jeu de mot désignant des pirates informatiques souhaitant mettre en avant une faille dans le système. En l’occurrence, ils sont parvenus à leurs fins, puisque nous avons ainsi appris que la NSA – agence nationale de renseignement américaine – avait déjà connaissance de cette faille mais ne l’avait pas communiqué à Windows, dans le but de s’en servir à ses propres fins. Pour le directeur de la sécurité de ce géant de l’informatique, la position de la NSA se révèle tout simplement inacceptable.

Ce qui est également certain, c’est que le domaine de la cybersécurité est revenu, en quelques instants, sur le devant de la scène, les quelques entreprises cotées enregistrant logiquement un bond de leur valorisation en bourse. Nous avions peut-être oublié que la dépendance à l’informatique de notre société moderne peut, si nous n’y prenons pas garde, la faire ressembler à un colosse aux pieds d’argile.

P. S : aux toutes dernières nouvelles, selon Kaspersky et Symantech, l’attaque proviendrait de Corée du Nord.

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